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Botter les fesses du stress !

« Je sais pas, c’est hyper speed en ce moment », « C’est dur le rythme, tout ça », « J’en peux déjà plus du boulot, vivement les prochaines vacances »…

Que ce soit en tendant l’oreille dans la rue ou en écoutant mes proches, il y a comme un refrain de rentrée dans l’air.

La réadaptation de la rentrée

Pour la plupart des gens, ce qui est stressant à la rentrée, c’est l’effort de réadaptation après une période de détente où le nombre de contraintes étaient sensiblement plus bas. Là, en peu de temps et dans tous les secteurs de vie, il faut reprendre un rythme soutenu, retrouver les travers connus de certains lieux, de certain.e.s de ses collègues et faire face à de l’inconnu en même temps. Les enfants ne sont d’ailleurs pas en reste, souvent chahuté.e.s entre l’euphorie de retrouver leurs ami.e.s et l’appréhension de ne pas être avec eux et elles en cours, de devoir être à l’heure, soumis à évaluation etc.

Une fois ce constat établi, la question qui m’intéresse – et sans doute vous aussi – c’est : que faire de ce stress ambiant ? Comment vivre une rentrée et, de manière générale, une vie plus sereine ?

En Gestalt, nous avons une grande palette d’outils dont plusieurs peuvent répondre à cela.

Botte n°1 : distinguer

La première « botte gestaltiste », très simple mais très efficace, est de distinguer le STRESS et les STRESSEURS. Dire « Je suis stressé.e » pose un état intérieur total, comme si le stress vous définissait. Dire « je suis stressé.e », ça suppose, quelque part, que vous allez emmener ce stress avec vous et que vous allez aborder n’importe quelle situation dans cet état. Rien qu’en l’écrivant, je ressens comme un poids et une tension.

En revanche, dire « j’ai des stresseurs dans ma vie, les voilà : … » vous permet de créer une distinction entre vous et les éléments qui déclenchent du stress chez vous ! Ces éléments (situations, comportements) posés à bonne distance, vous pouvez alors les observer de loin. Vous créez la marge de réflexion qui vous permet de choisir d’être embarqué.e ou non, de vous demander « Comment je suis stressé.e par cet élément ? », « Qu’est-ce qui se passe ? », « Comment je pourrais faire différemment avec ça ? ».

Botte n°2 : respirer

La deuxième « botte gestaltiste » concerne les moments où vous êtes déjà dans un état de stress : RESPIREZ !

Eh oui, lorsque nous sommes sous le coup du stress, tout notre métabolisme est modifié : accélération du rythme cardiaque, sécrétions hormonales… Or la respiration est le métronome de notre corps, c’est elle qui définit que nous jouons une douce mélodie ou un rock endiablé.

Mettre votre attention sur votre respiration, ne serait-ce que 3 minutes, va faire redescendre votre rythme cardiaque, détendre vos muscles, apaiser votre mental, vous faire retrouver progressivement le calme.

Botte n°3 : transformer

La troisième « botte », et non des moindres, est de faire un virage en interne. Cet outil nécessite que vous ne soyez plus dans un pic de stress. Mieux vaut l’utiliser au calme ou a minima après quelques respirations.

Faire un virage en interne consiste à vous ramener à vous, et à votre responsabilité. Vous n’êtes pas responsable de ce qui se passe à l’extérieur, dans votre environnement. En revanche, vous et vous seul.e êtes responsable de votre état interne et des pensées que vous vous racontez.

Un bon moyen de retrouver votre sérénité est donc de vous formuler des pensées justes, adaptées, car ce sont bien souvent elles qui provoquent et maintiennent le stress.

Listez donc rapidement les quelques phrases qui tournent en boucle dans votre tête. Par exemple « Je ne vais pas y arriver » ou « trop de choses à gérer ! ». Puis pour chacune de ces phrases, demandez-vous comment vous pouvez la reformuler positivement, de façon à y croire et à vous donner une perspective.

Ex : « Je ne vais pas y arriver » > « Il y a de l’enjeu ici, j’ai envie de bien faire », « Trop de choses à gérer » > « Je suis capable de prioriser ce que j’ai à faire ».

Stress ponctuel ou chronique ?

Pour finir, gardez à l’esprit que le stress est à la base une réponse physiologique normale. Il ne s’agit pas de chercher à le supprimer totalement de nos vies, simplement de le maintenir à une juste place. Un peu de stress ou de trac, c’est tout à fait acceptable. Vous vous apprêtez à faire un baptême de saut en parachute et vous sentez monter la tension ? C’est bien normal. C’est lorsque votre état de stress devient chronique et que le retour au calme est difficile qu’il faut commencer à … respirer !

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